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APPEL D'OFFRES
Travaux de Construction du Centre des Jeunes de Katuba

 

 

 

***Lancement de la campagne de sensibilisation contre les risques des migrations irrégulières par la Maison des Congolais de l'étranger et des Migrants dans toutes les Provinces de la RDcongo***

Le Programme d'Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration au Congo est une composante du programme d'Assistance au Retour Volontaire (AVR).

Il est mis en œuvre par l'OIM. Ce programme a pour but d'apporter de l'aide aux ressortissants congolais en situation irrégulière et qui souhaitent retourner dans leur pays d'origine.

Financé par divers bailleurs de fonds, le programme a pour but de soutenir les efforts de l'Union Européenne et des gouvernements en favorisant l'option du retour volontaire vers leur pays d'origine des demandeurs d'asile vers leur pays d'origine des demandeurs d'asile rejetés et des migrants irréguliers, des migrants irréguliers.

Ce programme a également pour but de répondre de manière individualisée aux demandes de retour des bénéficiaires en offrant une assistance humanitaire et individualisée.

Le programme offre l'assistance suivante à tous les candidats au Retour Volontaire participant au programme:

*Information pré-départ et conseil aux candidats potentiels

*Assistance au transport

*Assistance à l'aéroport

*Transport jusqu'à la destination finale

*Une assistance financière directe comme prime de réinstallation

*Accompagnement médical ou non médical pendant le transport (si nécessaire)

Assistance additionnelle pour les projets générateurs de revenus

Dans certains cas, les candidats au retour volontaire bénéficiera d'une assistance complémentaire à la réintégration, qui se basera sur :

Une aide à la mise en place d'une activité génératrice de revenus d'un montant afin de démarrer une micro entreprise au Congo (RDC) (qui sera accordée sur base d'un plan d'affaires. Cette aide est ajoutée à l'aide financière directe ;

Une formation professionnelle à Kinshasa (qui sera octroyée sur base des compétences des candidats, des besoins et des possibilités du marché local).

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, n'hésitez pas à contacter:

•  Le bureau de l'organisation internationale pour les Migrations dans le pays.

•  La Maison des Congolais de l'Etranger et des Migrants

Autres liens utiles :

http://www.cri-project.eu/

http://www.belgium.iom.int/REAB/documents/Leaflet/DRC/CongoBroFINAL.pdf

EN SAVOIR PLUS SUR L'AIDE AU RETOUR VOLONTAIRE

La migration de retour est un domaine relativement nouveau de la migration dont la signification dans les politiques ou les lois nationales ou internationales n'est pas normalisée. Différentes typologies de retour ont été proposées pour décrire le niveau de développement des pays intéressés par la migration et les retours, la durée du séjour dans le pays de retour, les intentions des migrants par rapport aux résultats obtenus, ou encore le contexte sociologique du retour individuel.

Sous l'angle de la gestion migratoire, il existe, d'une façon générale, trois grandes catégories de retour quel que soit le statut des individus dans le pays de destination, à savoir les :

  • retours volontaires sans contrainte, lorsque les migrants décident à un moment donné de leur séjour de rentrer au pays de leur propre volonté et à leurs frais
  • retours volontaires contraints, lorsque le statut de protection temporaire des migrants touche à sa fin, qu'une demande d'asile est rejetée ou qu'ils ne peuvent rester et décident de rentrer au pays de leur propre volonté
  • retours involontaires lorsque les autorités du pays hôte ordonnent l'expulsion.

Gérer la migration de retour est une question primordiale pour ce qui a trait aux activités des décideurs nationaux et internationaux ; elle pose d'importants problèmes. Comparée au retour forcé, la mise en œuvre de retours volontaires assistés (RVA) présente moins de risques de violations des droits de l'homme, préserve la dignité du rapatrié, et est, aux plans financier et politique, généralement moins coûteuse pour un gouvernement que ne l'est le retour forcé. Pour ces raisons, il importe d'intégrer le RVA en tant qu'élément de toute gestion migratoire cohérente et rationnelle, tant en ce qui concerne les migrants irréguliers ou les demandeurs d'asile déboutés que tous les migrants ayant besoin d'une aide pour rentrer au pays.

Les facteurs de causalité du retour volontaire sont divers, on citera entre autres la durée de l'absence du pays d'origine - facteur corrélé à la tendance des migrants à vouloir rentrer au pays. Des recherches ont été réalisées en vue de mieux appréhender les motivations à l'origine du désir de retourner au pays. Différents éléments incitatifs/répulsifs tels que la durée de l'absence du pays d'origine et de la présence dans le pays hôte ; le degré d'intégration et d'éligibilité aux prestations sociales du pays hôte ; la nature de « l'investissement » individuel dans le processus migratoire ; l'accès aux informations relatives au processus de retour ; ainsi que la nature et le niveau de l'aide à la réintégration, ont été tenus en compte. Ces recherches ont tenté d'intégrer ces variables lors de l'élaboration de stratégies ponctuelles de réinstallation ; elles reposent essentiellement sur des données quantitatives provenant d'enquêtes par sondage.

Le retour volontaire assisté

Le RVA peut servir à des retours temporaires ciblés ou au retour de groupes vulnérables. Certains migrants en situation régulière peuvent désirer rentrer dans leur pays d'origine sans en avoir les moyens, financiers ou autres, ils peuvent, par exemple, craindre de perdre d'importants avantages durement acquis, tels le droit à la résidence ou à une pension de retraite. Les personnes vulnérables et/ou en situation de détresse, qui doivent faire l'objet d'une attention particulière, peuvent bénéficier d'une assistance au retour dans leur pays d'origine, particulièrement si elle est assortie d'un soutien à la réintégration. Elle visera notamment : les vieillards, les infirmes, les handicapés mentaux, les partenaires abandonnés, les mineurs, les minorités ethniques, les femmes, et surtout les personnes qui ont fait l'objet d'un trafic clandestin.

L'aide à la réinstallation

Faute de solution aux problèmes qui ont causé l'émigration, bon nombre de rapatriés préféreront ne pas rester dans leur pays d'origine et émigrer à nouveau pour fuir des conditions de vie insoutenables. Il est évident que leur projet de migration demande à la plupart des migrants des efforts considérables et lorsqu'ils ne peuvent rester dans le pays hôte, en raison par exemple d'une injonction de partir, ils devront choisir entre une prolongation de leur séjour sans permis, un retour volontaire au pays ou un retour forcé. C'est à ce stade que certains pays hôtes encouragent un retour volontaire en offrant des incitations susceptibles d'attirer les migrants concernés. Dans ce contexte, une évaluation socio-économique attentive du groupe cible doit avoir lieu, qui permettra d'adapter au mieux les interventions faites au titre de l'aide à la réinstallation, elles pourront de la sorte avoir un effet d'incitation (par opposition aux facteurs coercitifs) et « abaisseront la barre du retour » dans l'esprit des candidats.

L'aide à la réinstallation peut être constituée, entre autres, par un viatique ; des dons à caractère unique réservés à un nombre restreint de personnes ; diverses mesures d'assistance sociale ou économique ; le transfert de certaines des prestations accumulées dans le pays hôte ; etc. L'assistance aux migrants peut être directe ou revêtir la forme d'une aide institutionnelle destinée aux communautés de retour du pays d'origine. Si l'on cible ces communautés plutôt que des individus, il peut être nécessaire de prévoir une aide au développement à long terme plus structurée ; elle permet d'éviter des variations dans l'assistance individuelle qui, lorsqu'elles sont suffisamment attirantes, peuvent provoquer un surcroît de migration irrégulière, les migrants faisant « le tour du marché» des pays hôtes pour choisir les meilleures offres individuelles de réinstallation.

Les incitations à la réintégration en numéraire peuvent représenter un facteur attractif en soi, elles provoquent chez les candidats migrants une certaine «recherche de marché» en vue de trouver le «pays hôte le plus généreux lors d'une demande de retour». C'est pourquoi certains pays récepteurs ont opté pour une aide à la réinstallation en nature dans le pays d'origine qui revêt différentes formes : formation professionnelle, assistance à la scolarité, matériaux pour le bâtiment et la reconstruction, micro crédit, adéquation entre le marché du travail et l'assistance offerte localement aux jeunes sansemploi, etc. L'offre dans le pays de retour d'une aide à la réintégration en nature peut coûter plus cher que des incitations pécuniaires car elle exige de plus importantes structures administratives et des mécanismes de compte rendu et de suivi.

Les éléments clés d'une aide au retour et à la réintégration comprennent :

  • des informations relativement aux conditions et aux perspectives existant dans le pays de retour
  • l'établissement d'un profil socio-économique des candidats au retour en vue de juger de leurs besoins de réintégration et de leur motivation.

Un suivi des rapatriés peut aider à assurer une aide à la réintégration appropriée et viable et permettre les adaptations nécessaires au programme. Il existe peu de recherches sur les résultats du suivi des rapatriés, la viabilité des retours et leur impact économique. Certains pays d'origine se sont opposés à ce suivi extérieur, qu'ils perçoivent comme résultant d'une présomption de non-respect des droits de l'homme. Lorsque le suivi n'est pas nécessairement lié à l'aide à la réintégration et à l'exception des demandes de suivi faites pour constater le respect des droits de l'homme, les rapatriés ne sont guère enclins à rendre compte de leur processus de réintégration ni même à fournir avant leur départ une adresse de contact dans le pays d'origine. Toutefois, un système de confirmation des départs et des arrivées peut servir à évaluer l'efficacité et la viabilité des retours et constituer une source d'information pour l'avenir.

L'aide offerte aux rapatriés ne doit se substituer ni aux services sociaux ni aux structures administratives des pays d'origine mais en faciliter l'accès et l'utilisation. Dans la mesure du possible, les efforts de réintégration ne doivent pas être perçus comme un privilège offert aux rapatriés dans leur communauté de réinsertion, et ils ne doivent pas non plus leur fermer l'accès aux programmes de développement ou de reconstruction en cours dans cette même communauté.

Dans le cas de retours et de réinsertions socio-économiques de nationaux compétents et qualifiés, le RVA peut profiter au développement national, à la réhabilitation ou à la reconstruction de pays en développement, de pays en transition ou de pays sortant d'une situation de conflit. Pour les migrants, le RVA représente une option plus humaine et digne qu'un retour forcé, et il permet d'envisager de migrer à nouveau en toute légalité. Il s'agit normalement d'une solution plus rapide qu'une expulsion qui, en outre, permet aux migrants de préparer leur retour et facilite sa viabilité. Dans le cas des migrants vulnérables, cette option peut offrir certaines garanties tant pour le retour que pour une réintégration.

Pour les gouvernements hôtes, le RVA est plus économique que le retour forcé et souvent même plus rapide. Il garantit l'intégrité de la migration régulière ainsi que des procédures d'asile justes tout en sauvegardant la dignité des migrants. Le RVA peut également réduire les risques de violation des droits de l'homme et amener les migrants en situation irrégulière à respecter les principes internationaux. Ce type de retour renforce la responsabilité des pays d'origine vis-à-vis de leurs ressortissants rapatriés, rehausse la collaboration entre pays émetteurs et récepteurs, aide à évaluer les causes à l'origine de la migration irrégulière, et soutient les mesures de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.

Des facteurs économiques et sociaux peuvent intervenir dans les variables qui influencent le retour volontaire. Par exemple, au lendemain d'une crise, il peut y avoir une importante aide spontanée ou une assistance au retour même avant que ne reprenne le processus de détermination du statut ou que ne soient mis en place des dispositifs d'aide officielle. Cette course initiale au retour ne se retrouve pas dans d'autres scénarios de retour où le nombre de personnes rapatriées est lié plus étroitement au laps de temps nécessaire pour diffuser les renseignements sur les possibilités de retour.

 

Organisation Internationale pour les Migrations

 

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